Adresse et heures d'ouverture

Adresse : ancien foyer rural (rue du Canal d'Algues), 30460 Lasalle

Tél : 04 66 83 99 14

Heures d'ouverture : Lundi 10-12h, Mardi 16h-18h, Mercredi 10h-12h et 14-18h, Vendredi : 16h30 - 18h , Samedi 10-12h
Jeudi (fermeture pour travaux collectifs)

"Regardez le spectacle de ces murs : c'est comme une bibliothèque dans la montagne. Regardez une bibliothèque : c'est comme un mur et qui tient des choses capitales. Nous avons besoin de livres et de pierres" (Patrick Cabanel)
"À vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons pratiquement que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir." (Henri Bergson)
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15.4.13

L'économie "résidentielle" : qu'est-ce c'est ?

Le livre d'économie qui concerne les Cévennes en tant que territoire : plus tournées vers l'économie "résidentielle" que vers l'économie "productive". Et les relations entre les deux : zones résidentielles (rurales) et productives (métropolitaines)... vues de la France francilienne. "La résidence secondaire est pour nous le marqueur de la qualité environnementale des zones où se situent les villes" (cf. video plus bas).

Non disponible à la médiathèque (à ce jour)



"L'ouvrage analyse les effets territoriaux des crises qui frappent simultanément notre pays. Crise

financière, crise de la dette, crise de l'énergie : chacune, à sa façon, joue et jouera fortement sur le

destin des territoires. Ces chocs et leurs impacts territoriaux ne sont pas conjoncturels, mais

structurels. Ils signent la fin d'un cycle de trente ans.

Durant les grandes crises antérieures (1973, 1983, 1993), qui avaient accéléré les changements

structurels dans le pays, les aides publiques avaient permis aux territoires de connaître un

développement aussi inattendu qu'ignoré. Hier, les amortisseurs étaient plus puissants que les chocs.

Ce n'est plus le cas depuis 2008. Avec la crise des finances publiques et sociales, ce qui, hier, avait

porté et protégé les territoires les menace aujourd'hui. Une ère s'achève : celle de la croissance et du

développement des territoires suburbains, fondée sur la consommation (elle-même financée par les

déficits publics et l'endettement). De plus en plus, notre société sera assise sur une croissance faible,

le sevrage de la dépense publique et la restriction du crédit. L'énergie chère et la crise de l'économie

résidentielle laissent prévoir un retour à la production et aux métropoles.

Les cartes se redistribuent. Les changements en cours remettent en cause le mode de développement

qui prévalait depuis trente ans. En d'autres termes, le nouvel ouvrage de Davezies annonce et décrit la

crise des années 2010-2020".

Laurent Davezies 2/3 par khurel

8.4.13

Mais dans quel Etat j'ère ?

Allez, un peu d'économie : deux livres disponibles à la médiathèque de Lasalle.

Ecoutez l'auteur sur France-Info

" France, état critique " de Jean Peyrelevade et Pierre-Antoine Delhommais Editions Plon (Tribune libre) 2011.

Dès 2011 Jean Peyrelevade se posait la question dans la perspective des futures élections présidentielles. Deux ans après, le livre tient toujours bon ! On ne peut en dire autant de tous les livres conjoncturels sur " la " crise...
Son diagnostic n'est pas forcément partagé mais il a le mérite de la cohérence :
  • arrimage de la France aux pays d'Europe du sud : bonne qualité de vie mais faiblesse de la compétitivité par rapport aux pays du nord de l'Europe, notamment en matière d'exportation vis à vis des autres pays européens et des " Brics " (pays émergeants) qui représentent les marchés d'avenir ;
  • forte dette de l'Etat et, compte-tenu du la baisse de compétitivité, risque de devoir emprunter à des taux plus élevés encore, y compris pour payer les dépenses courantes (salaires des fonctionnaires, dépenses sociales etc.) ;
  • faiblesse de l'investissement privé et des innovations (à mettre en rapport avec des formation qui ne présparent guère à l'innovation du fait du cloisonnement disciplinaire et du manque d'ouverture) ;
  • conséquence : hausse du chômage, baisse du pouvoir d'achat, augmentation du déficit.

" Les peuples ne sont en rien responsables de la crise financière... Or ce sont les peuples qui vont (en) payer le prix " disent les " Indignés ". L'auteur préfère dire : " La réalité est moins simple. La description de l'enchaînement des tempêtes, financière, économique, puis frappant les Etats, est impeccable. Mais elle oublie un élément essentiel : tous, parmi ces derniers, ne sont pas touchés à l'identique. Ceux dont les fondations étaient les plus fragiles sont les premiers mis en danger : dans toutes les démocraties européennes, ce sont (les peuples) qui ont choisi leurs gouvernements et approuvé de bonnes ou mauvaises politiques.

Il ne se contente pas en effet d'un diagnostic mais il pose aussi des jalons pour le " redressement " de la barre qui paraîtront très politiquement incorrect à certains :
  • vouloir ce redressement ne pas espérer qu'il adviendra par lui-même,
  • oser affronter l'hostilité que comportera nécessairement l'application d'un plan de redressement,
  • ne pas propager l'illusion d'un retour rapide à un taux de croissance supérieur à ce qu'il est depuis une dizaine d'années,
  • traiter la question de la compétitivité (coût du travail incluant les charges), du déficit d'innovation et du manque d'investissement des entreprises (marges nécessaires pour investir),
  • plus de 55 % des dépenses provenant des transferts sociaux : ralentir l'augmentation des dépenses de retraite, d'assurance maladie, d'allocations familiales car il n'est pas possible de continuer à financer les dépenses sociales à crédit ;
  • transformer l'appareil productif dans le sens d'un développement durable (qui va s'imposer à tous les peuples européens) et contribuer à faire émerger ces nouvelles règles en Europe ;
  • affirmer un principe de solidarité absolu entre les pays européens en traitant la dette comme une dette commune (et en imposant la discipline qui va avec).

Pour ceux qui trouvent la potion amère, vous pouvez vous administrer un contrepoison avec :

" C'est plus grave que ce qu'on vous dit... Mais on peut s'en sortir ! " de Pierre Larrouturou (1) - Nova Editions, 2012.



(1) Grande controverse entre les deux auteurs à propos de l'opportunité du passage au 35 heures !