"On ne fait jamais une société à partir d’un système. Une société quelconque est d’abord faite de son passé, de ses mœurs, de ses usages : ensemble de facteurs irrationnels contre quoi les idées théoriques s’acharnent." Claude Lévi-Strauss
Adresse et heures d'ouverture
Adresse : ancien foyer rural (rue du Canal d'Algues), 30460 Lasalle
Tél : 04 66 83 99 14
Heures d'ouverture : Lundi 10-12h, Mardi 16h-18h, Mercredi 10h-12h et 14-18h, Vendredi : 16h30 - 18h , Samedi 10-12h
Tél : 04 66 83 99 14
Heures d'ouverture : Lundi 10-12h, Mardi 16h-18h, Mercredi 10h-12h et 14-18h, Vendredi : 16h30 - 18h , Samedi 10-12h
Jeudi (fermeture pour travaux collectifs)
"Regardez le spectacle de ces murs : c'est comme une bibliothèque dans la montagne. Regardez une bibliothèque : c'est comme un mur et qui tient des choses capitales. Nous avons besoin de livres et de pierres" (Patrick Cabanel)
"À vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons pratiquement que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir." (Henri Bergson)
"À vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons pratiquement que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir." (Henri Bergson)
Affichage des articles dont le libellé est agro-pastoralisme. Afficher tous les articles
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24.4.16
Pélardon, abattoir et agriculture bio : vous avez dit "agropastoralisme" ?
Quel rapport avec la médiathèque de Lasalle ? Réponse sur : http://cevennes-unesco-salendrinque.jimdo.com/
Et pourquoi pas une petite réflexion/provocation sur la vocation de l'élevage à destination "carnivore" : http://www.ledevoir.com/societe/consommation/466986/le-mythe-du-vegetarisme
avec, en plus, une dose supplémentaire concernant la notion "d'abattoir à la ferme" : https://www.facebook.com/Quand-labattoir-vient-%C3%A0-la-ferme-1684101585156112/
et l'agriculture bio : http://www.liberation.fr/futurs/2016/04/08/l-agriculture-bio-pas-que-pour-les-bobos-mais-attention-aux-derives_1444780
On n'est pas que de purs esprits mais ça ne nous empêche pas d'aimer lire.
27.11.15
« Quel avenir pour l'agropastoralisme et la ruralité en Cévennes ?»
Vendredi 27 novembre à 18h à la Maison Mazel (Falguières, St Jean du Gard)
« Quel avenir pour l'agropastoralisme et la ruralité en Cévennes ?»
avec Hubert Pfister et des agriculteurs et éleveurs.
« Quel avenir pour l'agropastoralisme et la ruralité en Cévennes ?»
avec Hubert Pfister et des agriculteurs et éleveurs.
Les tout petits élevages cévenols traditionnels sont menacés par la réforme de la politique agricole commune (PAC).
1) Quels sont les risques sociaux, économiques, culturels et environnementaux pour les Cévennes : déprise agricole, nouvel exode rural, friches et incendies, perte de biodiversité, augmentation de résidences secondaires au détriment de l’habitat permanent.
2) Quelles actions pour résister : Faire reconnaître l’agro-sylvo-pastoralisme comme pratique actuelle. Faciliter l'accès au foncier. Soutenir l'habitat permanent de personnes en activité. Nouvelles formes de propriétés. Autoconstructions. Actions collectives.
Apporter son couvert et des produits locaux à partager.
Renseignements : 04 66 85 33 33
Rappel (site Internet réalisé par l'Association des Amis de la bibliothèque de Lasalle (Gard) sur l'agropastoralisme) : http://cevennes-unesco-salendrinque.jimdo.com/
3.1.14
La charte du Parc national : agro-pastoralisme
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Maison du berger au Mas de la barque (mont Lozère) |
Parmi les programmes du PNC : l'agro-pastoralisme et la lutte contre la "fermeture" des milieux (broussailles, boisements, modifications du paysage agro-pastoral dans le sens d'une moindre biodiversité).
Certains programmes cofinancés par l’Etat, la région ou l’Europe ont permis au Parc national d’aider les exploitants à effectuer des coupes de pins (766 hectares sur le causse Méjean entre 2003 et 2006) ou d’autres travaux de gestion conservatoire (355 hectares de pelouses et de landes réouverts sur le Mont Lozère en 2000).
Dans le cadre du soutien à la transhumance, quatre cabanes pastorales ont été restaurées ou construites, puis sur les estives de la Loubière et du mas de la Barque.
Parmi les autres actions menées : des aménagements pastoraux – clôtures, points d’eau -, des travaux de restauration de drailles et d’abreuvoirs, ou encore de désembroussaillement…
5.7.13
Ambassadeurs de l'UNESCO
L'association des Amis de la bibliothèque de Lasalle entraîne la médiathèque dans le courant du réseau des Ambassadeurs de l'Unesco :
Tous attachés à la préservation et à la valorisation d’un paysage culturel, vivant et évolutif : bibliothèques, restaurateurs, hébergeurs, cafés de pays, artisans d’art, musées, offices de tourisme… vont chacun mettre en route un projet pour valoriser les aspects "agro-pastoraux" des Cévennes. Pour l'association des Amis de la bibliothèque il s'agira de concevoir et d'éditer une brochure mettant en relief les caractères du paysage de la Salendrinque et les ressources touristiques liés à l'agro-pastoralisme ainsi que les aspects littéraires, humains, économiques et artistiques de cet héritage encore vivant. Le diplôme d'"Ambassadeurs" qui nous a été délivré par l’ADRTG (Agence départementale de réservation touristique du Gard) est lié à la réalisation collective de ce projet que l'association ne saurait mettre en oeuvre toute seule.
Il s'agira pour les partenaires locaux qui veulent bien s'investir pour donner du sens au classement des Cévennes par l'Unesco de se rejoindre autour de ce projet qui permet, en donnant du sens, sous l'angle agro-pastoral, à la fréquentation touristique, d’imaginer un tourisme intelligent, sensible et respectueux du patrimoine.
Les collectivités locales, les offices du tourisme, les bibliothèques et médiathèques locales, les producteurs, artisans, auteurs, artistes, bénévoles et professionnels sont invités à réfléchir aux itinéraires (pédestres ou automobiles) qui permettront de valoriser des aspects particulier de l'agro-pastoralisme tout en insérant intelligemment les visiteurs dans un réseau qui les accueille et leur fait partager son goût pour les Cévennes.
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Extrait d'Objectif-Gard |
Il s'agira pour les partenaires locaux qui veulent bien s'investir pour donner du sens au classement des Cévennes par l'Unesco de se rejoindre autour de ce projet qui permet, en donnant du sens, sous l'angle agro-pastoral, à la fréquentation touristique, d’imaginer un tourisme intelligent, sensible et respectueux du patrimoine.
Les collectivités locales, les offices du tourisme, les bibliothèques et médiathèques locales, les producteurs, artisans, auteurs, artistes, bénévoles et professionnels sont invités à réfléchir aux itinéraires (pédestres ou automobiles) qui permettront de valoriser des aspects particulier de l'agro-pastoralisme tout en insérant intelligemment les visiteurs dans un réseau qui les accueille et leur fait partager son goût pour les Cévennes.
23.4.13
Qu'est-ce que l'agropastoralisme ?
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Cliquez pour voir le film |
"Le pastoralisme est défini comme un système d’élevage qui utilise en grande partie les ressources végétales spontanées pour le pâturage, le plus souvent de façon extensive, soit sur l’exploitation même, soit dans le cadre de la transhumance ou du nomadisme. L’agro-pastoralisme est une forme de pastoralisme qui associe l’élevage des troupeaux sur des parcours et la production de fourrages et de céréales pour leur alimentation."
25.12.12
Pour que la transhumance continue
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Parc national des Cévennes |
Quelques propos (et actes) convainquants sur le devenir de cette pratique pastorale qui est l'un des fondements de "l'agro-pastorialisme" cévenol avec toutes ses dimensions, économiques, humaines, culturelles et naturelles. D'ailleurs certains bergers "bien de chez nous" en sont convaincus (cliquez sur Parc national des Cévennes)
19.3.12
Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l'agro-pastoralisme méditerranéen
Refusé une première fois en 2000, puis en 2006, puis en 2009, le dossier des Causses et des Cévennes a finalement été accepté au « Patrimoine mondial » de l'Unesco en juin 2011. C'est l'Association de Valorisation Espace Causses et Cévennes (AVECC), qui réunit toutes les particies prenantes (et elles sont nombreuses : deux régions, cinq départements, des établissements publics etc !), qui est chargée de sa mise en oeuvre.
- Population concernée dans la zone : 20 847 habitants,
- en « zone tampon » : 165 707 habitants
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AVECC |
A la lecture de ce dossier « Mémoire
en réponse aux observations du comité du Patrimoine mondial »
édité en janvier 2011, on mesure à travers l'argumentaire
développé, les représentations sous-jascentes à ce classement,
puisqu'il fournit un inventaire des « attributs » du
territoire :
- pour justifier la délimitation du « bien » (qui a fluctué selon les étapes de candidature),
- et « fournir une base pour la gestion et le maintien des attributs, y compris les processus et les pratiques, liés à l'agro-pastoralisme ».
« L'agro-pastoralisme » est
en effet devenu l' orientation unique du dossier de classement, après
que les premières tentatives, d'ordre plus général,
aient été « retoquées ».
La première partie, d'ordre
géographique et descriptive, situe les Cévennes dans l'ensemble du
« Bien » : de l'ordre d'1/4 de sa superficie totale,
essentiellement les hautes Cévennes (Parc national des Cévennes :
mont Lozère, vallée du Tarnon, mont Aigoual et Lingas). Les basses
Cévennes sont assez marginalisées car la description est biaisée
par le regard vers le territoire du Parc national des Cévennes : par
exemple, les « Cévennes du granite » sont celles du mont
Lozère et de l'Aigoual-Lingas. Du mont Liron et des vallées
cévenoles granitiques il n'en est pas question : Lasalle (pourtant
classée en « zone tampon » tout près de la limite de
la zone inscrite qui englobe une partie de son territoire, et la rive
droite de la Salindrenque quand elle traverse Lasalle), n'est même
pas mentionnée. Le Vigan non plus, mais le Vigan n'est plus dans le
périmètre proposé à la dernière étape du classement.
Plus intéressant, l'inventaire des
« attributs majeurs de l'agro-pastoralime » est assez
ouvert :
- il est rappelé le rôle historique et culturel des activités agro-pastorales, développées surtout dans les derniers siècles du Moyen-Age (Xe au XVe) où le paysage des terrasses, des châtaignerais, des terres de parcours pour les troupeaux transhumants, des mas, hameaux et villages, se met en place sous une configuration qui durera jusqu'à l'époque moderne. La sériciculture n'est pas oubliée avec un siècle de « prospérité » (1750-1850), les plantations de mûriers, la restauration de la châtaigneraie, la modification du bâti... Les mines, elles-mêmes, font l'objet d'un (court) paragraphe : elles participent sans doute de l'agro-pastoralisme dans la mesure où le mineur est aussi paysan !
- Vient ensuite une autre époque, le siècle (1850-1970) de la déprise rurale avec son impact sur le paysage.
- Et enfin, la « renaissance » suscitée par la démarche des « néo-ruraux » qui renouvelera la réflexion collective en la dynamisant.
La « vision » de l'époque
contemporaine est, comme toujours, plus difficile à appréhender :
quand on a « le nez collé » sur le sujet, le recul
manque pour en faire un récit audible. Mais on peut en retenir la
place de l'Europe, sous l'angle de sa politique agricole et
agri-environnementale, avec les « Mesures
agri-environnementale », les « Contrats territoriaux
d'exploitation », la « Prime herbagère
agro-environnementale », les « Plans d'aménagements
concertés » etc. Autant de dispositifs qui résonnent comme
des mesures technocratiques et bureaucratiques mais qui sont
actuellement le bras de levier d'une agriculture coordonnée, sur un
territoire donné, pour obtenir de « bonnes pratiques »
tout en s'assurant de la « viabilité économiques des élevages
concernés. » C'est du moins ce qu'affirme le dossier.
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Parc national des Cévennes |
Les critères justifiant l'inscription
sont loin d'être cantonnés aux attributs spécifiques de
l'agro-pastoralisme (drailles, bornes, terrasses...) puisqu'on y
trouve : chapelles, constructions paysannes ou savantes, éléments
végétaux, systèmes hydrauliques, pratiques agronomiques et
pastorales. Leur état n'est pas toujours satisfaisant (ex. de la
châtaigneraie et de terrasses de culture) mais l'accent est mis sur
les effort de restauration et de protection du patrimoine bâti
vernaculaire et sur l'aide financière et technique aux démarches de
planification de l'urbanisme.
Les pressions identifiées, qui
s'exercent sur ce patrimoine, vont :
- de « la demande de construction non traditionnelle » qualifiée de « relativement faible » (toujours le biais lié au territoire du parc national sans doute !!!) mais pouvant prendre de l'ampleur,
- aux « éléments paysagers nouveaux » (bâtiment industriels et agricoles, centrales solaires, fermes éoliennes...),
- aux « risques de fermeture du milieu » : embroussaillemenet lié au reflux des pratiques agricoles,
- à l'abandon des petits ouvrages d'aménagement (par exemple destinés à gérer l'eau),
- aux catastrophes naturelles (mouvements de terrain, inondations, feux de forêts),
- jusqu'à la pression touristique dans certaines zones de concentration (gorges et cours d'eau).
Divers dispositifs de protection sont
déjà en oeuvre sur le site concerné : le dossier énumère les
monuments historiques, sites classés, parc national, parc naturel
régional, arrêté de biotope, grands sites, loi Montagne, réserve
de biosphère : Man and biosphère, zones Natura 2000 (oiseaux et
habitats naturels)... Par exemple, sont concernées par la protection
des habitats naturels : les vallées du Gardon de Mialet, du Gardon
de Saint-Jean, du Galeizon... Parmi les ZNIEFF, et malgré plusieurs
recherches, nous n'avons pas pu trouver la ZNIEFF de la Salendrinque
(24 ha) alors que figurent la Znief des hautes vallées et affluents
des Gardons (7,57 ha), la forêt du col d'Uglas (2,12 ha), les
Abarines (0,87 ha), le Pic d'Anjau et le rocher de la Tude (0,40 ha).
Rappelons que les Znieff sont des inventaires et non des mesures de
protection.
Un chapitre est consacré aux objectifs
de gestion du « Bien » classé au Patrimoine mondial
(connaissance, sauvegarde, développement, médiation, gouvernance,
formation). De nombreux organismes de gestion patrimoniale existant
déjà sur le territoire, il n'en est pas créé un de plus mais
« seulement » l'Association de valorisation Causses et
Cévennes (AVECC) ou « mission technique », chargée de
faciliter des pratiques de travail en commun sur le territoire, et la
« Conférence territoriale », organisme décisionnel, qui
définit les orientations de gestion. Sur la base de ces
orientations, la mission technique travaillera avec les organismes en
place, dont le Parc national des Cévennes. Les membres de la
Conférence territoriale garantissent des engagements budgétaires
pour leurs territoires respectifs en faveur de l'activité
agro-pastorale. Parmi ces membres, le Parc national des Cévennes
est le plus gros employeurs (95 personnes).
Des « indicateurs » de
suivi de l'état de conservation sont définis :
- nombre et répartition des activités agropastorales,
- évolution des engagement financiers publics,
- évolution de la fréquentation touristique,
- indicateurs démographiques,
- indicateurs d'état de la biodiversité et de maintien des caractéristiques paysagères.
C'est évidemment vers ces
indicateurs que doit se tourner l'attention des collectivités
territoriales soucieuses de ne pas « laisser passer le train »
du patrimoine mondial : c'est de leur capacité d'initiative et de
conviction que dépendra l'effectivité de l'action concertée autour
des patrimoines vivants à sauvegarder et valoriser.
Nous remercions très vivement le
Conseil général du Gard et plus particulièrement l'Office
départemental du tourisme qui nous a rendu destinataire de ce
dossier, malheureusement peu diffusé (400 exemplaires).
Le dossier de candidature a été
réalisé en juin 2009 par le bureau d'études GRAHAL. Il est
remarquablement illustré et cartographié et consultable, sur place,
à la bibliothèque de Lasalle.
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